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🟡 Environnement & Apiculture

Pesticides et abeilles : comprendre les risques pour le vivant

Les néonicotinoïdes sont de nouveau au cœur des débats en France. Quels sont leurs effets sur les abeilles, les pollinisateurs et la biodiversité ? Entre connaissances scientifiques, actualité et regard d’apiculteur, découvrez les enjeux d’un sujet essentiel pour notre environnement.

📅 Publié le 09 septembre 2026

⏱️ Lecture : 14 min

📂 Catégorie : Environnement

✍️ Rédigé par Le Rucher du Marandou

Abeille butinant une fleur de phacélie au coucher du soleil dans un paysage agricole

Les pesticides occupent de nouveau une place importante dans le débat public français. En cause notamment : l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes dont une possible réutilisation en France est discutée pour certaines cultures confrontées à des ravageurs difficiles à maîtriser.

 

Pour les agriculteurs concernés, la question touche directement à la protection des récoltes et à la concurrence avec des pays européens dans lesquels cette substance reste autorisée. Pour les apiculteurs et les défenseurs de l’environnement, elle réveille une inquiétude ancienne : celle de voir revenir dans les paysages des insecticides susceptibles d’affecter les abeilles, les pollinisateurs sauvages et de nombreux autres organismes.

Que sont réellement les néonicotinoïdes ? Comment les abeilles y sont-elles exposées ? Pourquoi une intoxication ne provoque-t-elle pas toujours une mortalité immédiatement visible devant les ruches ? Et peut-on protéger les cultures sans opposer les agriculteurs aux apiculteurs ?

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Pourquoi les néonicotinoïdes reviennent-ils dans l’actualité ?

En France, l’utilisation des produits phytopharmaceutiques contenant des néonicotinoïdes est interdite depuis 2018. Cette interdiction nationale concerne également certaines substances dont le mode d’action est proche, comme le flupyradifurone.
L’acétamipride demeure toutefois autorisé au niveau de l’Union européenne. Des agriculteurs français considèrent donc subir une distorsion de concurrence : ils ne peuvent pas employer cette substance alors que des produits cultivés avec son aide dans d’autres pays européens peuvent être commercialisés en France.
Certaines filières, notamment celles de la noisette, de la pomme, de la cerise ou de la betterave, signalent également des difficultés face à des ravageurs pour lesquels les alternatives disponibles sont parfois jugées insuffisantes ou trop coûteuses.

À l’été 2026, le Parlement a ainsi examiné un mécanisme permettant des dérogations exceptionnelles et temporaires pour certains usages de l’acétamipride et du flupyradifurone. Ces autorisations seraient conditionnées à l’existence d’une menace grave pour la culture, à l’absence de solution suffisamment efficace et à la mise en place de mesures destinées à limiter l’exposition des pollinisateurs.
Cette actualité intervient un an après la censure partielle de la loi dite « Duplomb ». Le 7 août 2025, le Conseil constitutionnel avait estimé que le précédent dispositif de dérogation n’apportait pas suffisamment de garanties pour la protection de l’environnement.
Au moment où nous rédigeons cet article, le débat juridique et politique n’est donc pas totalement clos. Mais au-delà des textes de loi, cette controverse nous invite surtout à comprendre pourquoi les néonicotinoïdes suscitent autant d’inquiétudes.

Qu’est-ce qu’un pesticide ?

Le mot « pesticide » désigne un ensemble de produits destinés à contrôler des organismes considérés comme nuisibles.

Il existe plusieurs grandes catégories :

 

  • les insecticides, dirigés contre les insectes ;
  • les herbicides, employés contre les plantes indésirables ;
  • les fongicides, destinés à combattre les champignons ;
  • les acaricides, utilisés contre les acariens ;
  • les molluscicides, employés notamment contre les limaces.

Tous les pesticides ne présentent pas les mêmes risques pour les abeilles.

Les insecticides sont naturellement les plus préoccupants, puisqu’ils sont conçus pour perturber ou tuer des insectes.

Les herbicides peuvent également avoir un impact indirect : en éliminant les plantes sauvages, ils réduisent la quantité et la diversité des fleurs disponibles pour les pollinisateurs.

Certains fongicides, longtemps considérés comme relativement peu dangereux pour les abeilles, peuvent aussi provoquer des effets biologiques ou accentuer la toxicité d’autres substances lorsqu’ils sont présents dans des mélanges.

Il ne suffit donc pas de rechercher des mortalités immédiates. Il faut également étudier les conséquences possibles sur le comportement, l’alimentation, l’immunité et la reproduction des insectes.

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Que sont les néonicotinoïdes ?

Les néonicotinoïdes sont une famille d’insecticides développée à partir des années 1980 et très largement utilisée à partir des années 1990.

Infographie présentant les cinq principales substances de la famille des néonicotinoïdes autour d'une abeille sur une fleur

Ces molécules agissent sur le système nerveux des insectes. Elles se fixent sur certains récepteurs impliqués dans la transmission des signaux nerveux et peuvent provoquer une hyperactivité, des tremblements, une paralysie puis la mort.
Le flupyradifurone appartient à une famille chimique différente, mais son mode d’action est proche.

C’est pourquoi la réglementation française l’associe aux substances présentant un fonctionnement similaire à celui des néonicotinoïdes.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire étudie depuis de nombreuses années les effets de ces produits, ainsi que les interactions possibles entre l’exposition aux pesticides et les agents infectieux qui touchent les abeilles.

L’Anses souligne notamment la nécessité de mieux prendre en compte les conséquences sur leur comportement et pas seulement la mortalité immédiate.

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Pourquoi parle-t-on d’insecticides « systémiques » ?

L’une des particularités des néonicotinoïdes est que beaucoup sont systémiques.
Un insecticide systémique ne reste pas uniquement à la surface d’une graine ou d’une feuille. Il est absorbé par la plante puis circule dans ses tissus.

Selon la substance, la dose, la culture et les conditions d’utilisation, des résidus peuvent être présents dans différentes parties du végétal : les racines, les feuilles, les tiges, la sève, le pollen et le nectar.

Une abeille n’a donc pas besoin d’être directement touchée par une pulvérisation pour être exposée.
Elle peut rencontrer la substance en butinant une fleur, en récoltant du pollen, en consommant de l’eau contaminée ou en visitant des plantes sauvages ayant absorbé des résidus présents dans le sol.

Lors de l’utilisation de semences traitées, des poussières contenant des résidus peuvent également être libérées au moment du semis et se disperser dans l’environnement.
Cette circulation dans la plante explique en grande partie l’efficacité agronomique de ces insecticides. Mais elle explique aussi pourquoi leur utilisation peut concerner des insectes qui n’étaient pas visés par le traitement.

Comment les pesticides entrent ils  dans la ruche ?

Une abeille domestique peut parcourir plusieurs kilomètres autour de sa colonie pour trouver de la nourriture.
Elle visite ainsi des cultures, des haies, des prairies, des jardins, des arbres et des fleurs sauvages. L’apiculteur ne maîtrise donc pas l’ensemble du territoire fréquenté par ses butineuses.

Les principales voies d’exposition sont le nectar, le pollen, l’eau, les poussières de semis et les plantes présentes à proximité des parcelles traitées.

La butineuse rapporte ensuite ses récoltes dans la ruche.

Le nectar est transmis à d’autres abeilles avant d’être transformé et stocké. Le pollen sert notamment à nourrir les larves et les jeunes abeilles. L’eau participe à la régulation de la température et à l’alimentation du couvain.

Une exposition rencontrée à l’extérieur peut donc concerner plusieurs membres de la colonie :

  • les butineuses ;

  • les nourrices ;

  • les larves ;

  • les mâles ;

  • la reine.

La présence d’un résidu ne signifie pas automatiquement que toute la colonie subira une intoxication grave. Le risque dépend de la substance, de la concentration, de la fréquence d’exposition et de l’état général de la ruche.

Mais la dimension collective de la colonie rend les expositions répétées particulièrement difficiles à évaluer.

01

🌸 Fleur

Récolte le nectar

02

🐝 Butineuse

Ramène les ressources

03

🍯 Ruche

Le nectar est stocké

04

🐛 Couvain

Les larves sont nourries

05

🏠 Colonie

Toute la colonie peut être concernée

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Pourquoi l’acétamipride est-il particulièrement débattu ?

L’acétamipride* est un néonicotinoïde utilisé contre différents ravageurs, notamment certains pucerons et insectes suceurs.
Il est généralement considéré comme moins toxique pour les abeilles en exposition aiguë que l’imidaclopride*, la clothianidine* ou le thiaméthoxame*.

Mais « moins toxique » ne signifie pas « sans risque ».

Son impact dépend notamment :

  • 🧪 de la dose reçue ;
  • 📅 de la fréquence d’exposition ;
  • 🌸 du moment du traitement ;
  • 🐝 de la présence ou non de fleurs ;
  • 🧬 des autres substances auxquelles l’abeille est exposée ;
  • ☀ de l’état sanitaire et nutritionnel de la colonie.

L’acétamipride reste actuellement autorisé dans l’Union européenne, alors que la France en interdit l’utilisation agricole depuis 2018. Ce décalage réglementaire est au cœur des demandes de certaines filières françaises.

Les partisans de dérogations temporaires mettent en avant la protection des récoltes, l’absence de solutions suffisamment efficaces et la concurrence des productions étrangères.

Les opposants craignent, pour leur part, que le retour de cette substance augmente l’exposition des pollinisateurs et affaiblisse progressivement l’interdiction française.

Ces deux préoccupations existent réellement. L’enjeu consiste à protéger les producteurs sans transférer le risque sur les apiculteurs, les insectes et les milieux naturels.

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Les pesticides sont-ils la seule cause du déclin des abeilles ?

Non. Les difficultés rencontrées par les abeilles ont des causes multiples.

Le varroa constitue l’une des principales menaces pour les colonies domestiques. Cet acarien parasite les abeilles et transmet différents virus. Une colonie insuffisamment protégée contre le varroa peut disparaître en quelques mois.

Les abeilles doivent aussi faire face :

  • aux maladies et aux virus ;
  • au frelon asiatique ;
  • au manque de ressources florales ;
  • à la disparition des haies et des prairies ;
  • aux sécheresses et aux températures extrêmes ;
  • aux floraisons perturbées par le changement climatique ;
  • à une alimentation insuffisamment diversifiée.

Les pesticides ne sont donc pas la seule explication.

Mais les différents facteurs peuvent s’additionner. Une colonie déjà affaiblie par le varroa, le manque de pollen ou une forte sécheresse peut devenir plus vulnérable à une exposition supplémentaire.

C’est ce cumul qui rend l’interprétation des mortalités particulièrement complexe.
Reconnaître cette complexité ne doit ni conduire à attribuer chaque perte de colonie aux pesticides ni servir de prétexte pour minimiser leurs effets.

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Les abeilles domestiques ne sont pas les seules concernées

Lorsque nous parlons des abeilles, nous pensons généralement à l’abeille domestique élevée dans les ruches.
Mais la France abrite également près de 1 000 espèces d’abeilles sauvages. La plupart vivent seules et ne produisent pas de miel.
On trouve notamment les bourdons, les osmies, les andrènes et les mégachiles.

Ces espèces ne réagissent pas toutes de la même manière aux pesticides. Leur taille, leur alimentation, leur période d’activité et leur mode de nidification diffèrent.
Une colonie d’abeilles domestiques compte plusieurs milliers d’individus et peut parfois compenser une partie de ses pertes. Chez une abeille solitaire, chaque femelle doit construire seule son nid et assurer toute sa reproduction. Sa disparition peut donc signifier l’absence totale de descendance.
Les papillons, les syrphes, les coléoptères et de nombreux autres insectes sont également concernés.

Les pesticides peuvent atteindre les sols, les eaux et des organismes qui n’étaient pas visés par le traitement.
Par ruissellement ou infiltration, certains résidus rejoignent les fossés, les mares, les rivières ou les nappes souterraines. Les organismes aquatiques peuvent alors être exposés à une ou plusieurs substances.
Les sols abritent également une biodiversité considérable : bactéries, champignons, vers de terre et nombreux invertébrés participent à la décomposition de la matière organique et à la fertilité des terres.

Enfin, lorsque les populations d’insectes diminuent, les animaux qui s’en nourrissent peuvent à leur tour manquer de ressources. Les oiseaux insectivores et les chauves-souris dépendent directement de cette abondance.
Les conséquences possibles ne s’arrêtent donc pas à l’insecte touché. Elles peuvent se diffuser dans toute la chaîne alimentaire.

Peut-on protéger les cultures autrement ?

Il n’existe malheureusement pas de solution unique capable de remplacer immédiatement tous les pesticides dans toutes les cultures.

Les ravageurs, les régions et les conditions climatiques sont très différents.

Plusieurs méthodes peuvent cependant réduire la dépendance aux insecticides :

  • surveiller les ravageurs avant de traiter ;

  • intervenir uniquement lorsqu’un seuil critique est atteint ;

  • diversifier les cultures et les rotations ;

  • préserver les haies et les habitats des auxiliaires ;

  • favoriser les coccinelles, les chrysopes ou les parasitoïdes ;

  • utiliser des filets, des pièges ou d’autres barrières physiques ;

  • sélectionner des variétés plus résistantes ;

  • développer les solutions de biocontrôle ;

  • investir dans la recherche agronomique.

Certaines filières restent confrontées à de véritables impasses. Les agriculteurs doivent alors être accompagnés financièrement et techniquement afin que la réduction des pesticides ne repose pas uniquement sur eux.

La protection des abeilles ne pourra pas progresser durablement en désignant les agriculteurs comme des adversaires.

Agriculteurs et apiculteurs dépendent du même environnement : des sols vivants, de l’eau disponible, une biodiversité fonctionnelle et un climat suffisamment stable.

Notre regard d’apiculteurs

En tant qu’apiculteurs, nous ne pouvons pas attribuer chaque mortalité ou chaque affaiblissement à un pesticide particulier.

Une colonie peut souffrir du varroa, d’un virus, du frelon asiatique, d’une reine défaillante, d’un manque de nourriture ou de conditions météorologiques défavorables.
Cependant, ces difficultés peuvent se cumuler.
Une colonie affaiblie par une pénurie de pollen, une sécheresse ou une forte pression parasitaire sera probablement moins capable de supporter une exposition supplémentaire.

L’apiculteur peut surveiller ses ruches, maîtriser le varroa, renouveler les reines et choisir soigneusement ses emplacements. Mais il ne contrôle pas tout le territoire parcouru par ses butineuses.
La protection des abeilles dépend donc nécessairement d’un effort collectif associant agriculteurs, apiculteurs, chercheurs, pouvoirs publics, collectivités et particuliers.

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Pour conclure :

 

Les pesticides ne sont pas l’unique cause des difficultés rencontrées par les abeilles. Les parasites, les maladies, le frelon asiatique, le changement climatique et l’appauvrissement des paysages jouent également un rôle majeur.

Mais les connaissances disponibles montrent que certains produits peuvent provoquer des mortalités directes ou perturber l’orientation, le comportement, l’immunité et la reproduction des pollinisateurs.

Le débat autour de l’acétamipride révèle une difficulté bien réelle : comment protéger les récoltes et maintenir la compétitivité des agriculteurs sans augmenter la pression exercée sur les écosystèmes ?
La réponse ne peut pas reposer uniquement sur une interdiction ni sur le retour systématique aux anciennes molécules.

Elle passe par la recherche, l’accompagnement des producteurs, le développement d’alternatives, une meilleure évaluation des mélanges et la restauration de paysages plus favorables au vivant.

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FAQ : Tout comprendre sur les pesticides

Les néonicotinoïdes sont-ils interdits en France ?

Leur utilisation dans les produits phytopharmaceutiques est interdite en France depuis 2018. Des mécanismes de dérogation exceptionnelle sont toutefois régulièrement discutés pour certaines substances et certaines cultures.

L’acétamipride est-il dangereux pour les abeilles ?

Il est généralement considéré comme moins toxique en exposition aiguë que certains autres néonicotinoïdes. Il n’est cependant pas dépourvu de risques, notamment en cas d’exposition répétée, de mélanges ou d’utilisation dans des conditions favorisant le contact avec les pollinisateurs.

Qu’est-ce qu’un effet sublétal ?

C’est un effet qui ne tue pas immédiatement l’abeille, mais qui peut perturber son orientation, sa mémoire, son activité, son immunité ou sa reproduction.

Les pesticides sont-ils responsables de toutes les mortalités ?

Non. Le varroa, les virus, les maladies, le frelon asiatique, le manque de nourriture et les conditions météorologiques jouent également un rôle. Plusieurs facteurs peuvent agir simultanément.

Les abeilles sauvages sont-elles également menacées ?

Oui. Les bourdons et les nombreuses espèces d’abeilles solitaires peuvent être exposés aux mêmes substances. Certaines sont particulièrement vulnérables, car la disparition d’une seule femelle peut empêcher toute sa reproduction.

Existe-t-il des alternatives aux néonicotinoïdes ?

Oui, mais leur efficacité varie selon les cultures et les ravageurs. La lutte intégrée, les auxiliaires naturels, les filets, les rotations, les variétés résistantes et le biocontrôle font partie des solutions possibles.

Comment protéger les abeilles dans son jardin ?

Il est possible d’éviter les insecticides, de planter des fleurs aux périodes de floraison complémentaires, de moins tondre certaines zones et de conserver des espaces de nidification pour les insectes sauvages.

Définitions – comprendre les termes clés

Les termes marqués d’un astérisque dans l’article sont expliqués ci-dessous.*

🔸Imidaclopride

L’imidaclopride est l’un des premiers néonicotinoïdes largement utilisés en agriculture à partir des années 1990. Très efficace contre de nombreux insectes ravageurs, il est aussi l’une des molécules les plus étudiées pour ses effets sur les pollinisateurs. Son utilisation est aujourd’hui interdite en France et fortement restreinte dans l’Union européenne.

🔸Thiaméthoxame

Le thiaméthoxame appartient à la même famille des néonicotinoïdes et agit sur le système nerveux des insectes. Très utilisé pendant plusieurs années, il a fait l’objet de nombreuses études mettant en évidence des risques pour les pollinisateurs. Son usage est aujourd’hui fortement limité en Europe.

🔸Thiaclopride

Le thiaclopride était considéré comme moins toxique pour les abeilles que certains autres néonicotinoïdes. Toutefois, des travaux scientifiques ont montré qu’il pouvait également entraîner des effets sur les insectes et l’environnement. Son approbation européenne n’a pas été renouvelée en 2020.

🔸Acétamipride

L’acétamipride est le dernier néonicotinoïde encore autorisé dans plusieurs pays européens. Il est généralement considéré comme moins toxique pour les abeilles en exposition aiguë, mais son utilisation reste débattue en raison des risques potentiels liés aux expositions répétées. C’est aujourd’hui la substance au cœur des discussions entre protection des cultures et préservation des pollinisateurs.

🔸Clothianidine

La clothianidine est un insecticide systémique principalement employé pour protéger les cultures contre les insectes piqueurs et suceurs. Sa persistance dans les plantes et l’environnement a suscité de nombreuses inquiétudes concernant les abeilles. Elle fait désormais partie des substances interdites dans les usages agricoles en France.

🔗 Retrouvez l’ensemble des termes expliqués dans notre glossaire de l’apiculture.

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